Pensées Quelques feuilles posées ça et là dans une chambre...
Des notes écrites au fil de la pensée.
Des feuilles noircies, des feuilles blanches.
Quelques larmes, de tristesse ou de joie, voici ce qu'est mon blog.
Il y a la vie qu'on rêve et la vie qu'on vit, c'est la première qui est la vraie.
Patrick Cauvin
Beaucoup me posent cette question... Il est vrai que j'utilise assez rarement ce pseudo. Gayam est un personnage du roman que j'écris pour ma soeur, à savoir une louve (lol).
Mais alors, pourquoi avoir pris le nom de cette louve ? Eh bien parce que j'aime beaucoup les loups, ces animaux sauvages et silencieux (voila Fren t'es content ?)
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense chaque fois que le train passe,
Elle y pense tout l'temps qu'la rivière coule
Elle y pense dans la rue et dans la classe,
En pleine solitude et en pleine foule
Elle y pense chaque fois que le train passe et puis sur chaque pont qu'elle traverse
Chaque fois qu'elle refoule ou qu'elle renverse une larme d'enfant et de détresse
Elle y pense chaque fois que le train passe,
Elle y pense tout l'temps dans la voiture derrière ses parents qui la conduisent
À l'école, au marché ou à l'église,
elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps à la maison …
Quand elle ouvre le tiroir des rasoirs ou la petite porte des flacons
Elle y pense chaque fois que le train siffle,
Chaque fois qu'elle essaie d'aller moins mal...
Chaque fois qu'elle avale ou qu'elle renifle une dose à grimper sur les étoiles
Elle y pense chaque fois que la train passe, chaque fois qu'un regard tombe sur elle...
Chaque fois qu'elle tombe sur le regard que le regard ne l'a pas trouvé belle
Elle y pense chaque fois que le train passe, elle y pense tout l'temps qu'la rivière fuit
Elle voudrait s'envoler dans l'espace,
Elle voudrait s'enfoncer dans l'oubli
Elle y pense tout l'temps qu'elle se sent laide
Elle y pense chaque fois qu'elle voit sa mère
Se ruiner la vie pour lui venir en aide
Alors qu'elle pourra jamais rien y faire
Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu'l'océan danse
À marée haute comme à marée basse
Au début comme à la fin des vacances
Elle y pense et pourtant, elle se retient
Elle y pense et pourtant, loin en dedans
Chaque foutue fois que passe le train
Elle a pas envie de s'planter devant
Elle y pense chaque fois mais elle attend
À deux pas de ces rails qu'elle connaît bien
Elle y pense chaque fois mais elle attend
De trouver la façon d'y penser moins
Elle attend qu'on lui vide sa cargaison
Et que dans le courant d'un grand fou rire
En voyant s'éloigner l'dernier wagon
Elle oublie de penser qu'elle veut mourir
(Lynda Lemay)
Le jour s'est levé
Le jour s'est levé
Sur une étrange idée
Je crois que j'ai rêvé
Que ce soir je mourrais
Le jour s'est levé
Plein de perplexité
Si ce n'était pas un rêve
Qu'il faille s'en aller
S 'en aller
Comme le jour avançait
En moi je pensais
Si ce n'était pas un rêve
J'ai tout à aimer
Quand le jour s'est couché
J'ai réalisé
Que ce n'était qu'une trêve
Dans ma réalité
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Pour qui veux bien voir
Le voile est levé
Sur ma pauvreté
Qu'ai-je donc à garder
Qui ne sera sofflé
Oui, le voile est levé
Tout est si coloré
Qu'ai-je donc à donner
Qui ne sera soufflé
Nous sommes ici pour croire
Rien d'autre à laisser croire
Croire que l'on meurt ce soir
Et qu'il est déjà tard
Déjà tard
Mais pas trop tard
A toi de voir
A toi de croire
Le jour s'est levé
Sur cette étrange idée
La vie n'est qu'une journée
Et la mort qu'une nuit
La vie n'est ajournée
Que si la mort lui nuit
Bonjour à tous =) Comme vous le savez peut-être si vous avez un peu suivi ce blog, il s'agit de mon dernier message ici... Ce blog m'a accompagnée depuis mars 2005, j'ai pu y écrire ce qui me tenait à coeur. Mais je ne publie plus guère sur la toile les textes que j'écris, car je suis en train de construire un recueil avec ces textes et avec d'autres. Certains nécessitent de grands changements, tandis que d'autres sont presque terminés et que d'autres sont tout simplement bons à jeter (quand même pas, mais en tout cas ils n'ont pas leur place dans mon recueil ^^". Merci à tous de m'avoir soutenue durant tout ce temps -en particulier deux ou trois personnes qui se reconnaîtront à coup sûr =)-, et je vous invite dès à présent à venir visiter mon nouveau blog, dont le contenu sera différent. Il sera peut-être plus classique (mais rassurez-vous, je ne passerai pas mon temps à poster des photos de moi en écrivant simplement : "Laché dé kom !!!!!!"), mais j'essaierai tout de même d'y mettre des créations, et pas seulement des pensées fugitives... Enfin tout n'est pas encore décidé, je pense que je verrai ça petit à petit. Vos commentaires seront les bienvenus =)
Pour ce dernier message, je pense que je vais mettre une liste des textes (et autres) postés sur ce blog, pour ceux qui n'arriveraient que maintenant. Je laisse bien sûr tous ces textes en ligne, et ce blog en son état.
Vous pouvez bien évidemment continuer à poster des commentaires, que je lirai (presque) à coup sûr (je ne suis pas prévenue des nouveaux commentaires, donc je ne peux rien garantir à 100%...) Pour mon nouveau blog, c'est ici : Le premier message y sera posté le 28 avril à minuit, n'hésitez pas à visiter et à laisser une trace de votre passage =)
C'était même pas un arbre
C'était même pas vivant
Mais c'était immuable
Ça défiait tous les vents
C'était juste un peu grand
C'était même pas très gros
C'était même pas méchant
C'était juste un poteau
Il était même pas droit
Il était juste long
Il était juste là
debout sur l'horizon
C'était même pas un arbre
C'était tout juste bon
A supporter deux câbles
Et servir trois maisons
C'était même pas un arbre
C'était même pas vivant
Je ne sais pas comment
C'était inévitable
C'était un solitaire
Il n'avait pas d'forêt
On ne voyait pas ses frères
Ni de loin ni de près
Il était comme perdu
Dans son grand paysage
N'était même pas foutu
De faire du bois d'chauffage
C'était même pas un arbre
Mais c'était bien présent
Planté dedans le sable
A l'orée d'un grand champ
Et puis quelle maladresse
Quel malheureux hasard
Quelle erreur dans le geste
Ou bien quel désespoir
A fait, qu'à toute vitesse
Avec tant de justesse
Et tant d'exactitude
Dans ton élan d'ivresse
Tu t'cognes à l'étroitesse
De tant de solitude
Et que tu te confondes
A cet exclu du monde
C'était même pas un arbre
C'était juste une embûche
Et je me sens coupable
De faire ainsi l'autruche
En refusant de croire
Que tu l'aies fait exprès
D'avoir cet avatar
Avec ce tronc si laid
C'était même pas vivant
Et ça manquait d'couleurs
Alors de temps en temps
Je dépose des fleurs
Au pied de cette tour
Que, dans un grand fracas
T'as choisie pour toujours
Comme amie et comme croix
Elle s'était, sur le coup
Évidemment cassée
Mais, pendant le mois d'août
Des hommes l'ont réparée
Pour soutenir deux câbles
Et servir trois maisons
C'était même pas un arbre
C'était juste un vieux tronc
Oui, mais depuis le drame
J'y ai gravé ton nom
Je le couvre de larmes
Et de génuflexions
Ça n'avait même pas d'feuilles
C'était déjà défunt
Avant que tu ne veuilles
Lui léguer ton parfum
Aujourd'hui, ce poteau
Qui pointe vers le ciel
Discrètement, me révèle
Le secret des oiseaux
(Lynda Lemay)
Le rêve est une porte grande ouverte sur l'Avenir...
Into the West (Traduction)
Pose ta tête douce et lasse
La nuit tombe; tu es arrivé à la fin du voyage
Dors maintenant et rêve de ceux qui vinrent avant
Ils appellent d'une falaise lointaine
Pourquoi pleures-tu? Que sont ces larmes sur ton visage?
Bientôt tu verras toutes tes souffrances partiront
En sécurité dans mes bras, tu dors seulement
Que peux-tu voir sur à l'horizon?
Pourquoi les mouettes blanches appellent-elles?
A travers la Mer une pâle lune s'élève
Les bateaux doivent te porter à la maison
Et tout se tranformera en miroir
Une lumière sur l'eau, toutes les âmes passent
L'espoir s'estompe dans le monde de la nuit
A travers les ténèbres qu'on oublie et le temps
Ne dis pas que nous arrivons maintenant à la fin
Les falaises blanches appellent, toi et moi nous retrouverons à nouveau
Et tu seras ici dans mes bras, juste endormi
Que peux-tu voir sur à l'horizon?
Pourquoi les mouettes blanches appellent-elles?
A travers la Mer une pâle lune s'élève
Les bateaux doivent te porter à la maison
Et tout se tranformera en miroir
Une lumière sur l'eau, les bateaux gris passent
Vers l'Ouest